La Belle Epoque profite de cet évènement pour vous souhaiter tous ses vœux pour cette année 2026. Qu’elle soit riche de beauté et de nouvelles expériences.
Pour bien commencer 2026 nous avons l’immense plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition :
DES COLLAGES
Sept pratiques originales du collage avec
Marie Bauthias
Hervé Leforestier
Béatrice Lussol
Philippe Lemaire
Lydie Jean Dit Pannel
Francis Deschodt
Benjamin Monti
VERNISSAGE LE SAMEDI 24 JANVIER 2026 DE 17H A 21H
à La Belle Epoque, 17 chemin des Vieux Arbres 59650 Villeneuve d’Ascq.
Marie Bauthias pratique le collage pour la réalisation « abstractions construites » qui se jouent de lois du graphisme. Un très bel ouvrage existe aux Presses du Reel.


Hervé Leforestier nous a été présenté par Joël Hubaut (grand merci à lui ! Youpi !). Il en parle comme un « poilu indomptable ». Ses collages sont radicaux, le travail est en action permanente. Il travail pour demain … peut être… mais pas pour aujourd’hui et encore moins pour hier.


En avant, à rebours à vif !
Texte de Joël Hubaut pour l’exposition de l’artiste à L’Oeil Histrion (Jean Michel Pinchon)
Dans son terrier, Hervé Leforestier, ce crapouillot de l’art contemporain n’a pas molli d’une gamelle. Il est à fond, ras la capote. C’est excessif , mais il faut ça pour lutter contre cette merde mondiale. Chaque jour, il rempile. Pas un fafiot en rab, il est limite mais il ricoche toujours allègre aprés trente années déjà de crapahutage dans la luzerne bourrée au roundup de soumission. Ce poilu « pest-modern » est indomptable. Il en a rien à cirer des galonnards et des ptits chef couilles molles de parité ovaires-dose, rien à secouer des médaillés du mérite moulées à la louche. Il truite à fond dans le sens inverse du flux formaté de l’audimat. A fond d’colle, il bourre à rebours !
Certes, ça patine dans l’paté mais ça vaut l’coup pour rester en état d’éveil et penser chaque minute de l’existence comme un état de crise potentielle. Oui ! Ça vaut l’coup d’induire en soi son propre état de crise pour maintenir farouchement la tête hors de la tergoule morale et ne pas dégouliner ni s’avachir et s’embourber dans la confiote tradi comme un vieux con enduit d’uniformisation rabougrie beauf-réac. Hervé Leforestier colle et surtout il contre-colle. Ses collages au riz cuit confirment une grande solitude bien singulière. Toute sa popote est maousse ! Elle adhère à son « AGIT-PROPre » à lui. Chaque confetti qu’il colle est comme un mortier qui te pète à la gueule. C’est géant. Chaque miette est un explosif subliminal. Ca sent le souffre loin du pif et là, on est bien aux antipodes de cette mascarade insignifiante de travaux en papillote bouillie, fabriqués en série par ces centaines de petits artistes carriéristes issus de cette pornographie d’industrie culturelle productiviste qui c’est répandue dans les stands des galeries.
Tout ce bourrage régressif affligeant qui fait illusion-séduction. Une partie de la jeunesse ultra jeuniste actuelle est sénile réactionnaire. Triste constat. Ca fait peur. Si on ajoute le bruit et l’odeur des camping-car diesel des vieux retraités pavillonnaires emmêlés à ces jeunes et vieux fachos de parvenus ! C’est l’bouquet ! Et cette rapacerie de bourges égoïstes intolérants, racistes ultra libéraux qui pullulent . C’est sur ! On est vraiment mal patron ! Hervé Leforestier poque la dignité de vivre dans l’impertinence. Il m’ébahit toujours.Ça élève, surtout dans ce retour du futur arriviste et esclavagiste à outrance… Le contexte est si révoltant ! La folie du monde est un cancer maxi contagieux avec toutes ces pourritures rampantes de régionalisme, de séparatisme, de nationalisme, de patriotisme, de rationalisme bureaucratique et toute cette vermine de pensée identitaire ! Quelle saloperie ambiante des élites avides et des masses lobotomisées !
Hervé Leforestier tient bon dans cette barbarie intermittente. Il envoi à sec le leurre de la mirabelle dans l’broc du capital. Il conchie les propagandes collabos et les prédications. Autant de complotistes et d’abrutis conservateurs au mètre carré, ça fout vraiment les boules ! Et ces putains de cancrelats religieux et tous ces psychopathes extrémistes qui se répandent comme des gros furoncles à prières. Ca craint un max ! Y’a pourtant des lustres que notre « singleton » résistant à anticipé cette montée fasciste monstrueusement banalisée dans l’égalisation de normativité démocratique . Pas d’bol ! La bête immonde est toujours là et voilà qu’ en bonus on est infestés de hordes grouillantes de débilos d’islamistes, des dévôts ratatinés dans leur convictions psychiatriques moyen-âgeuses ! Quelle cauchemard ! Et ces cloportes terroristes se multiplient comme des blattes. Arrrrr ! Les boules, les boules, oué ! Et le cochonnet ! Mon dieu ! Le cochonnet ! …… Hervé Leforestier reste aux aguets pour balancer l’rata. Il y va à la fourchette à escargot alors qu’on rame dans le sur-gavage consumériste. Lui, il est délicat, chaque poils de cul est connecté. Cil par cil, il expanse sa dissidence et ses protestations. Sachi mais Sachipa !
Rien est vain ! Il s’acharne ! Il s’insurge en retrait loin de Saatchi. Cet oxymore vivant, ce pessimiste joyeux est un outrage à notre société hygiéniste bornée, mercantile et gouroutisée. Il représente le blasphème personnifié. Sur ! Son taf incorrecte est un truc a ce faire buter ! Y’a trop d’cons. Hervé Le Forestier est en danger, il vit comme une termite mais sa cartouchière est impec. Au moindre dérapage munis de toutes ses abeilles en vrac, il s’explose la fontanelle.
On peut encore positiver sur l’avenir mais Hervé Leforestier nous a prévenu depuis des baux, toute son affaire entamée fin 70 martelant que le « Pire est encore à venir » en rythmant chaque nouvelle atrocité médiatisée, chaque nouvel attentat, chaque coup d’état, chaque invasion, etc… est prémonitoire. Ses montages/ collages sont hélas total raccord avec l’actu. Les effarantes pulsions destructrices de ces gros tarés bouffis de Trump et de Kim Jong-un jouant aux plus débiles sont amorcées dans toute ses boites noires avec le nez rouge de la farce démoniaque du parfait connard. Hervé Leforestier, c’est une escadrille à lui tout seul en phase avec le faux réel du spectacle réalisé en tant que réel spectaculaire. C’est une évidence ! On c’est fait berner jusqu’au trognon. On est tous le parasite de l’autre. Pour remonter la pente, ca va être raide. Faut rêver pour y croire. Oui ! Pauvre de nous ! Il a raison notre franc-tireur en nous bombardant d’appeaux-griffes : « les lendemain qui déchantent »…..
C’est sur ! On y va dans l’mur ! On y va ! Tout droit comme des Poulidor à fond.
» Nul n’a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit, inventé, que pour sortir en fait de l’enfer » Antonin Artaud.
On peut ajouter que pour les autres, les « créa »…il s’agirait très souvent plutôt d’un passe-temps agréable, une activité sympa pour les jours de pluie, un hobby à rompre l’ennui pour passer le temps ou plus lâchement, surtout pour éviter les problèmes et s’enfouir comme les autruches, la tête dans le sable, en faisant des mots croisés, du canevas, du coloriage ou de la déco alors que tout se désagrège à proximité. …. Comme dit R. Combas « En peinture, il n’y a que les peintres du dimanche qui font ça par plaisir ». Le cri étouffé d’Hervé Leforestier est un hurlement auto-cannibale. Il hurle obsessionnellement depuis des années contre la lâcheté humaine et le conformiste avilissant , il hurle contre la sur-consommation en se dévorant de l’intérieur pour résister à la mort. Il hurle contre les glorifications obscènes, il hurle contre les nouvelles milices et toutes les formes d’extrémistes de gros malades. Il est comme le filtre, l’huître et Bob l’éponge. Il absorbe au goutte à goutte. Il se prend tout plein pot. Chluuuuuuuupppppps. Il pompe toute la merde avec un point de vue extra-lucide sur le monde réel qui anticipe depuis longtemps déjà notre folie ordinaire. C’est le cri de Munch concret, performatif, vécu en différé et re-bouclé à l’infini. Ca doit faire hyper mal , c’est sur ! » Un créateur, ce n’est pas un être qui travaille pour le plaisir, un créateur ne fait que ce dont il a absolument besoin » dit Gilles Deleuze. Mais c’est pas un martyr, c’est pas une victime, c’est un pré-voyant comme l’entendait Alain Jouffroy. Il gobe la folie des hommes qu’il revomit comme une machine 3 D en clônant l’insupportable connerie humiliante de nos sociétés corrompues qu’il combat en franc tireur autant contre les meneurs que contre les menés trop primaires. A bas les abats ! La culture de masse molle est rentable !
A l’heure où l’art est le meilleur placement boursier, la culture représente avantageusement le business le plus efficace pour sa rentabilité et ses effets secondaires peuvent offrir des plus-values exceptionnelles. Le tourisme culturel est une aubaine. On patauge désormais dans le patrimoine contemporain à bloc. Les conservateurs et les antiquaires bandent dans l’fécal-fiscal à coup de compagnie de théâtre et de chorégraphie. Ça gesticule à donf dans le vide. Tout va bien ! Le popu est hyper popu. Tout est pop-pop on the road. C’est joli. Lentement de gauche à droite, le pouvoir a produit, de manip en manip calculées, cet immense vide-grenier permanent vide de sens et bourré d’merde pour boucher l’vide creux. Y’a jamais eu autant de public. Les gens raffolent du vide-creux euphorisant. On organise des visites guidées .On prévoit des voyages .Ça rapporte gros. Les commissaires puent la dictature de l’euphorie . Les voyages low-cost éradiquent la mémoire holocauste. On ne penses plus ! On est crétinisé, méprisé, bafoué.
Dans les musées, c’est la boutique qui domine à présent, pas les œuvres, demain seules les répliques et les copies seront sacralisées.
Hervé Leforestier le sait depuis longtemps. Il à donné son corps à la science-fiction pour se décaler à jamais.
Vive l’ A.F.T.P.P.F ! Grand résistant en évolution permanente et totalement insoumis aux soumis autant qu’aux insoumis. Hiouppie !
A rebours à vif, Hervé Leforestier ! Une claque !
Joël Hubaut. Octobre 2017.
Béatrice Lussol pratique, en marge de ses dessins et peintures le collage dans des livres. Il y dans ses collages un coté réécriture intime et un sens simple de la rêverie. Ils grouillent de représentations féminines assemblées de manière brutale sans fignolage excessif. Objets curieux il ne sont pas destinés à être présentés au mur. Leur place peut être refermé dans une bibliothèque.


Philippe Lemaire réalise des collages d’imprimés ancien souvent en lien avec la littérature. Sa pratique est quotidienne et prolifique. Ses collages évoluent dans de nombreux univers : les voyages, le rêve, l’enfance… Parfois sobres parfois surchargés, ses collages intriguent par leur élégance d’un temps passé. Déjà présenté à La Belle Epoque, nous disposons de nombreuses estampes éditées par nos soins (dont 2 toutes nouvelles pour l’exposition.


Lydie Jean dit Pannel est une habituée de la galerie. Nous la suivons maintenant depuis une dizaine d’années. Nous profitons de cette exposition pour ré-exposer la série « Mes Rois » que nous avions présenté en plein confinement. Elle dit de se travail : Une de mes pratiques les plus discrète. Celle qui apaise mes nuits d’insomnie. Le collage. Fouiller, cisailler et assembler de vieilles images m’aide à supporter le réel.


Francis Deschodt est un artiste présenté à La Belle Epoque depuis la création de l’association. Vous êtes maintenant nombreux à suivre les aventures graphiques de cet artiste atypique. Pour ceux qui ne connaitrait pas encore, Francis (comme tout le monde l’appel) pratique le dessin, parfois la peinture mais surtout il s’est fait remarqué par ses collages de dessins. Le travail se faisant en trois temps : Celui de l’accumulation de formes dessinées à l’encre de chine sur papier ; puis un temps de découpe de toutes ces formes afin de les stocker par « genre » dans des boites ; et enfin de venir piocher dans ces boite pour composer des collages sur bois ou papier. Ici nous présenterons une petite partie des productions de l’année inédite car en 2025 l’artiste pense avoir réalisé plus de 1000 pièces.

