Edith L’Haridon : L’indomptable. Exposition inédite le 9 mai 2026

L’association La Belle Epoque a le plaisir de vous inviter à l’exposition :

Edith L’Haridon : L’indomptable.

ainsi que la présentation des dernières éditions de la Belle Epoque :

Béatrice Lussol – Benjamin Monti – Lydie Jean Dit Pannel – Tom Breynaert

VERNISSAGE LE SAMEDI 9 MAI 2026 DE 17H A 21H

UNE RENCONTRE AVEC EDITH L’HARIDON EST PREVUE LE SAMEDI 30 MAI de 16h à 19h.

Exposition visible du 9 mai au 6 juin 2026 les vendredi et samedi de 15h à 18h30 ainsi que sur rendez-vous en nous contactant via labelle.epoque@free.fr ou 06.09.96.71.47.

La galerie de La Belle Epoque 17, chemin des Vieux Arbres 59650 Villeneuve d’Ascq – Métro Hôtel de Ville.

Edith L’Haridon :

Gentiment énervée.

C’est toujours avec un immense plaisir que je me plonge dans les travaux d’Edith L’Haridon. Depuis la donation qu’elle nous a fait il y a presque deux ans, je n’ai pas encore tout vu. Les œuvres étant parfois fragiles, elles demandent un stockage précautionneux et nous les déballons au compte goutte.

La présente exposition mélange allègrement des pièces récentes sur la base de petits papiers japonais pour origami et des œuvres plus anciennes. Chaque série porte ses propres contraintes techniques et symboliques. Pourtant une ligne de conduite traverse l’ensemble des travaux : un goût clair pour l’irrévérencieux et le décalage.

Issue d’une éducation classique et religieuse, Edith L’Haridon s’est créée un espace de liberté totale dans ses contraintes. Chaque pièce est l’occasion pour elle de se raconter des histoires mêlant mythologies, bondieuseries, souvenirs de voyages et choses de la vie quotidienne. L’histoire se fabrique avec la réalisation ; aucune idée du résultat ne précède le travail ; c’est une forme d’improvisation dans laquelle les matériaux guident la narration ; les possibles apparaissent au fur et à mesure : dans la matière.

Ses univers se peuplent de figures féminines érotisées mais non-abruties ou assujetties. Les jambes s’écartent et s’offrent mais les mains et les armes n’hésitent pas à attaquer les figures masculines ou monstrueuses ; voir les castrent. Les corps s’offrent également à la nature (à la sauvagerie !) avec égalité. Les travaux baignent des expériences de l’artiste vécues en Asie ou en Afrique lorsque, lasse de son travail d’enseignante, elle prenait la route pour découvrir de nouveaux matériaux, de nouvelles techniques et de nouvelles cultures.

Indomptable, engagée et droite telle est Edith L’Haridon face à la folie du monde ; telle Psyché sur son rocher, elle lutte contre l’uniformisation monstrueuse de la société humaine décadente ; telle Ariane et son fil, Edith nous trace sa route que nous pouvons suivre tant que nous sommes capables de le désirer. Le désir est au cœur de ce travail : le nôtre comme le sien.

Dans son travail le corps est doublement présent : le sien d’abord avec le travail de la main (l’ouvrage de dame assumé voir sublimé) et ceux de figures humaines ou monstrueuses qui dansent ou se battent dans un même geste. Les scènes sont à la fois brutes et cultivées / sauvages et douces.

Pour faire simple et résumer cette œuvre : Elle existe entre intelligence et sensibilité – dans le beau plutôt que le luxe… et ça … c’est rare.

Edith L’Haridon ne lâche rien et reste indéniablement gentiment énervée.

David Ritzinger, mai 2026.

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